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6e dimanche du Temps Ordinaire

dimanche 13 juillet 2008

Famille de Saint Joseph
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Fil rouge :

La liturgie de ce dimanche met devant nos yeux deux vérités que notre foi et notre existence doivent tenir ensemble. D'une part, l'efficacité de la Parole de Dieu en nous et dans l'histoire des hommes ; d'autre part, la nécessaire collaboration de notre liberté pour que cette Parole divine puisse porter en nous un fruit qui demeure.
La première lecture appuie le premier point en nous disant que la Parole de Dieu descend du ciel comme une pluie qui arrose et féconde la terre. Cependant, pour que la Parole de grâce divine porte un fruit qui dure, la terre qui l'accueille doit être bien préparée (Cf. Evangile). Certes, la Parole de Dieu est toute puissante mais elle ne s'impose pas, elle demande à être accueilli librement et pour que sa semence grandisse en nous, elle doit trouver un cœur bien disposé. La question soulevée ici est celle de notre libre collaboration à l'œuvre de la grâce divine en nous. Un approfondissement des textes de la liturgie de ce dimanche nous conduiront sans doute à une vie chrétienne plus authentique et plus engagée, fondée sur l'efficacité de la Parole de Dieu mais en même temps sur la responsabilité des dons reçus et de la nécessité de porter du fruit.
Nous vivons dans le contraste d'un salut déjà opéré par le Christ pour nous qui pourtant devons encore accomplir un pèlerinage terrestre vers la pleine possession de la vie divine. L'image de l'enfantement (cf. 2ème lecture) qui provoque dans le même temps joie et douleur exprime particulièrement bien la situation du chrétien. Depuis le jour de notre baptême, nous possédons les prémisses de notre résurrection. Cependant, ces derniers doivent encore s'épanouir et cette croissance passe nécessairement par un consentement qui est douloureux dans la mesure où notre liberté est marquée par les conséquences du péché des origines.

Actualisation :

La nécessité de préparer le terrain :
La parabole du Semeur nous invite à examiner notre vie. Quel type de terrain suis-je ? Quel type de terrain est-ce que j'offre à la Semence que Dieu, à l'aide sa Parole, met dans mon âme ? Suis-je prêt à me décider à être une bonne terre en lâchant tout type de compromission, tout type de mensonge, tout type de passions désordonnées ? Est-ce que je pense à préparer le terrain de mon âme et à fortifier ma liberté dans sa capacité à choisir le Bien et à collaborer à l'œuvre de la grâce divine en moi par l'usage des vertus théologales reçues au baptême (foi, espérance et charité) ainsi que par l'exercice des vertus cardinales que sont la prudence, la justice, la force et la tempérance, la justice ?
La patience et la générosité du Semeur :
La semence a son origine dans l'espérance du semeur parce que personne n'ensemencerait s'il n'entretenait pas la confiance de récolter un jour du fruit. Mais, en même temps, la semence alimente l'espérance. Quand le semeur commence à travailler à la préparation de la terre et à l'ensemencement, il est rempli de joie et d'espérance en voyant réalisée dans le futur la promesse de son travail. De cette manière, le semeur fixe son regard pas tant sur le travail présent avec son lot de fatigue et de sueur mais sur la promesse d'une belle récolte. Il ne veut oublier aucun coin de terre, si petit soit-il, où sa semence pourrait germer. Notre Seigneur porte un regard d'espérance sur chacun et sur l'œuvre en lui de sa grâce. Nonobstant un terrain irrégulier, qui n'offre aucune garantie, il continue à semer jusqu’à ce qu’une de ses semences trouve un endroit bien disposé pour la recevoir et se laisser féconder. Et quelques mois plus tard la semence commence à produire son fruit, là trente, là soixante, là cent pour un. C'est la confirmation qu'il avait raison de semer avec générosité et grand sacrifice. Un semeur qui prévoyant qu'une partie de son grain ne germerait pas parce qu'il serait tombé hors d'un terrain bien préparé renoncerait à semer se comporterait de façon insensée.
Fr. Elie
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